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Cession de parts de SCI : ce qui change avec le nouvel arrêté (et comment éviter une nullité)

Depuis juin 2026, la cession de parts de SCI doit être formalisée (acte authentique ou acte signé par un professionnel). Voici ce qui change et quoi préparer.

Par Allaw

Dossier de SCI sur un bureau, mains anonymes

On pense souvent que céder des parts de SCI, c’est “comme vendre” : un accord sur le prix, quelques signatures, et c’est réglé. Le risque, avec le nouvel arrêté entré en vigueur mi-juin 2026, c’est de rester sur ce réflexe… et de découvrir ensuite que la cession peut être contestée (voire nulle) si la forme n’est pas respectée.

En pratique, l’enjeu n’est pas seulement juridique : c’est aussi un enjeu de délai, de coût et de stress (notamment quand la cession accompagne une séparation, une réorganisation familiale, ou une vente immobilière à venir).

Ce qui change : la forme de la cession devient un point “bloquant”

Jusqu’ici, beaucoup de cessions de parts de SCI se faisaient par un acte “simple” entre particuliers, avec un formalisme variable.

Depuis le 18 juin 2026, le message est clair : la cession doit être formalisée dans un acte conforme (acte authentique, acte signé par un professionnel habilité), à défaut la cession peut être nulle.[1]

Concrètement, cela veut dire que “signer un papier” sans sécuriser la forme n’est plus une bonne idée : vous pouvez perdre du temps, payer des frais pour rien, et vous retrouver avec une situation bloquée (banque, vente, impôts, associés…).

Les 3 questions à se poser avant de lancer la cession

1) Est-ce que les statuts imposent un agrément (ou une procédure interne) ?

Dans beaucoup de SCI, on ne peut pas céder librement : il faut un agrément (accord des associés), souvent organisé via une assemblée.

À vérifier avant tout :

  • les statuts (clauses d’agrément, majorité, délais)
  • qui a le droit de voter (et dans quelles conditions)
  • si la cession est à un tiers ou à un proche (les règles peuvent varier)

Le bon réflexe : ne pas négocier “dans le vide”. Si l’agrément est requis et qu’il n’est pas obtenu, vous perdez du temps… et vous créez des tensions.

2) Comment fixer le prix (et être cohérent avec la fiscalité) ?

Une part de SCI, ce n’est pas un bien “physique” : sa valeur dépend notamment :

  • des biens détenus par la SCI (valeur actuelle, dettes, locataires…)
  • des comptes courants d’associés
  • de l’existence d’un emprunt

En pratique, l’erreur fréquente est de fixer un prix “à l’intuition”, puis de devoir justifier ou recalculer au moment des formalités.

3) Qui signe, où, et avec quels documents ?

Avec le nouvel arrêté, la question “où est l’acte ?” devient centrale. Vous allez généralement avoir besoin :

  • des statuts à jour
  • de la liste des associés et de la répartition des parts
  • des pièces d’identité + situation matrimoniale (selon les cas)
  • des éléments de valorisation (bien(s), dettes, comptes)

Plus le dossier est préparé en amont, plus vous évitez les allers-retours entre associés, notaire, banque, expert-comptable.

Signature d’un acte, tampon à côté

Les erreurs à éviter (celles qui font perdre des semaines)

  • Penser qu’un acte “maison” suffira, alors que la forme est désormais déterminante.
  • Oublier de relire les statuts (agrément, majorité, convocation) avant de promettre quoi que ce soit.
  • Démarrer sans dossier : statuts non à jour, répartition des parts floue, pièces manquantes.
  • Fixer un prix sans comprendre ce qu’il couvre (dettes, compte courant, valeur du bien).

Avancer simplement : sécuriser la cession sans se noyer dans les formalités

Si vous envisagez une cession de parts de SCI, le plus efficace est de traiter ça comme un mini-projet : règles internes (statuts), accord des associés, prix, puis acte conforme.

Pour éviter une erreur de forme (et les allers-retours), vous pouvez démarrer un parcours digitalisé pour préparer votre dossier de cession de parts de SCI en ligne : pièces à rassembler, informations à clarifier, et étapes guidées avant le rendez-vous chez le notaire.

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